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Un syndrome d’imposture Hillary (Clinton) ?

Se présenter à la Présidence des Etats-Unis : une imposture d’Hillary ?

Étonnamment je me suis vu proposer deux biographies d’Hillary Clinton en une semaine. Alors je ne pouvais que répondre à ce signe bien que spontanément je ne me serais pas tournée vers une telle lecture. La première est de sa propre rédaction, ou plutôt avec l’aide d’une journaliste a priori si j’en crois la deuxième. C’est un pavé et j’ai eu du mal à avancer car c’est extrêmement détaillé : la dame de Chicago raconte par le menu ses rencontres, presque au jour près. La multitude de noms américains nous parlant peu, cela peut vite devenir lourd. C’est alors que le second livre, écrit par Christine Ockrent et en format poche, m’est arrivé. J’ai ainsi laissé le gros estimant que je me ferais déjà une opinion avec la version de la « reine Christine » (ndlr mais pour les jeunes, la journaliste a été la première femme à présenter le journal télévisé en France).

Si ces ouvrages ne sont pas passionnants ou à suspense comme un roman ou un polar, je leur trouve le mérite de poser bien des questions quant à la condition de femme. Car tout au long, c’est ceci qui est soulevé devant la façon dont Mme Clinton a pu être traitée. J’avais déjà trouvé qu’il fallait être un surhomme en découvrant le métier de Président à travers Nicolas Sarkozy, mais pour elle, il lui faut être exceptionnelle ! Pas faite comme moi, c’est sûr, et pourtant j’ai pu me reconnaître en elle quant à ses émotions qu’on ne voit jamais à la télévision mais qui sont bien là.

Je nomme Cécile Renouard Première Ministre

Malgré un peu d’avance sur « l’esprit écolo », devenu aujourd’hui transition écologique pour que cela fasse moins « Khmer vert », et que les décideurs se l’approprient un peu plus, je n’avais jamais prêté attention à Cécile Renouard. C’est bien dommage car cette femme est assez extraordinaire.

J’avoue, ma rencontre avec Pierre Rabhi remonte à une trentaine d’années, et en ce temps là j’étais totalement dans le bain de « ma part du colibri » que j’axais sur mon habitat écologique. Une fois cela fait et transcrit, sans perdre de vue cet univers (j’ai encore participé à une fresque du climat récemment), ma vie a continué pour en fouiller d’autres. Mais tous les bons chemins se croisent, et c’est ainsi qu’un article sur Cécile Renouard m’a interpelée car elle y était présentée comme chantre de la « sobriété heureuse », concept issu de la pensée de Pierre Rabhi justement.

Serions-nous encore au Moyen Age ? Le livre « Un Lointain Miroir » nous interroge.

Une fois de plus, j’ai puisé dans ma brocante mon dernier livre de chevet. C’est un pavé qui me tombât sous la main, d’un gros format et aux pages denses de mots. Et bien que je ne m’endorme pas sans lecture, ce fût long d’en arriver à bout. Cela étant, c’est quand même 100 ans qui nous sont exposés, alors cela ne peut pas se passer en un clin d’œil. C’est un survol procuré par une auteure américaine que je ne connais pas, mais elle a l’œil assuré et perçant du faucon pour nous raconter un siècle de calamités. Historienne, elle a fait sept ans de recherches pour écrire ce livre. Selon Wikipedia, elle en a écrit d’autres notamment sur la Grande Guerre. Notons qu’elle a reçu le prix Pulitzer en 1963, c’est dire son érudition. On constate d’ailleurs celle-ci dans toutes les lignes tant les détails sont importants ; parfois ils sont même trop présents et ont le risque de prendre le dessus de l’histoire. Mais comment faire autrement tant nous avons là un écheveau de personnalités et d’égos qui en fin de compte impriment l’avancement de l’humanité ?

Recommandation lecture : un lointain miroir de Barbara W. Tuchman

(R)éveil de conscience avec Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix

Un de mes rituels du matin c’est d’écouter la matinale de France Inter. Elle m’aide à rythmer mon réveil de 7h30, à l’heure où mon téléphone sonne, jusqu’à 9h, heure d’arrivée au travail. Mais surtout, c’est l’une de mes sources d’actualités, la plus stable en tout cas et j’apprécie son format. Tous les matins, Léa Salamé et Mathieu Demorand, reçoivent un invité qui interagit avec les auditeurs. Mardi 12 octobre, les journalistes ont accueilli le docteur Denis Mukwege, prix Nobel de la Paix 2018, chirurgien et gynécologue, auteur de “La Force des  femmes”. Je peux vous dire que ce matin-là, j’ai pris une claque. 

Panzi Fondation

Et pourquoi me demanderez-vous ? Récit en trois actes d’une matinée prise de conscience.

Chevauchée en AMAZON.E

Je crois que j’ai mémorisé le terme Amazone alors que petite fille je regardais le feuilleton « Aurore et Sébastien ». La belle montait son cheval assise sur le côté et je ne manquais pas de le faire remarquer à ma mère, moi qui ne connaissais que le cheval de trait sur lequel, à ma grande crainte, on me posait à califourchon. Maman répondit que les femmes de la bourgeoisie chevauchaient ainsi car elles avaient de grandes jupes qu’il était inconvenant de relever. Plus tard, j’apprendrai en géographie que l’Amazone était un grand fleuve, et avec Cosmopolitan que les Amazones pouvaient représenter la «  libération » des femmes.

Amazon fragile

Puis ce nom me revint au début d’Internet par je ne sais quel ami qui me disait acheter ses livres sur Amazon, cette fois sans e, mais tout aussi prometteur de grandeur et de puissance. Quelle bonne idée que d’avoir une bibliothèque gigantesque ! Et pourtant, mes libraires m’ont suffi jusque là mais Amazon, elle, est devenue une pieuvre mondiale, modèle de stockage où l’on trouve quasiment tout. Je m’abstiens encore d’y acheter ; je me demande même si cela ne doit pas devenir du militantisme au plus je lis ou m’informe sur cette plateforme de commerce entièrement électronique. Entre mes étudiants qui y font leur stage, les articles et reportages de presse et les témoignages des employés, il y a de quoi se poser des questions. Petite synthèse de mes dernières informations entre une page de Néon (n°80 -février-mars 2021) et un article de Boris Yvanoff (DL 13/03/21) : en les lisant, je me suis sentie fière de ne pas faire partie des 22 millions de Français clients d’Amazon.

Actu : le tian c’est gratiné !

Courgettes, aubergines et tomates alignées dans un plat font un gratin provençal bien connu, le tian. Mais ici, il ne s’agit ni d’une gourmandise, ni d’une explosion de saveurs sur les papilles. Quoiqu’il s’agisse bien cependant de boum potentiel dont il faudrait gourmander les auteurs. Car le TIAN, c’est l’acronyme de « Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires », tout un programme bien loin de la délicieuse recette, et hélas encore un vœu pieux à ce jour.

Ecologie pratique avec Michèle Rivasi

Je suis toujours admirative de voir des femmes à une place que j’aimerais tenir alors que je n’en ai pas la force. Je suis encore plus époustouflée lorsque ces femmes sont dans le dur univers de la politique et qu’elles y ont un discours dissonant par rapport aux modèles qui sont la plupart du temps dans l’opposition et le clivage qu’elle que soit leur appartenance. Ainsi, Michèle Rivasi me semble de cette veine et a pris le pouvoir qu’on ne lui aurait pas forcément laissé vu sa génération.

Michèle Rivasi

Oui, vous allez me dire qu’elle aussi a une couleur, la verte en l’occurrence… C’est peut-être pour ça que ce qu’elle fait me plait car je suis plutôt sensible à l’écologie, mais j’ai en horreur l’écologie politique. Et c’est là que Michèle Rivasi paraît avoir l’intelligence d’utiliser le système pour faire passer des idées qui au moins freinent les folies du monde à défaut de le changer complètement. Le documentaire Écologie : la méthode Rivasi diffusé sur France 3 le 17 novembre dernier a posé cela avec beaucoup d’intérêt et m’a confirmé que vraiment cette femme méritait bien un article.

Le télétravail n’est pas nouveau

Il y a une vingtaine d’années, j’avais fait une petite recherche sur le télétravail dans le cadre de mes études. C’est dire si l’idée n’est pas nouvelle, mais tout à coup, elle s’est accélérée et s’est incarnée avec le confinement. Car jusqu’à présent, bien qu’elle fuse régulièrement, elle n’avait pas pris l’ampleur que l’on vient de lui connaître. Qu’est-ce qui a changé en une génération ?

Télétravail