Ciel, un andropausé !

Je suis une lève-tard et le week-end plus encore. Mais l’émission « Belle et Bien » les samedis matin sur France 2 pourraient bien me faire mentir. Avec humour et plusieurs angles, les sujets de bien-être, tant psychologiques que physiques, y sont traités et on a là une bonne synthèse pour agir. L’un des derniers thèmes étaient la ménopause dont on vous a déjà parlé dans ce blog.

Que retenir de plus ici ? Ce sujet est en train semble-t-il enfin de sortir un peu du tabou et force est de constater que les femmes au-delà de leurs règles ont une vie libérée des contraintes au moins reproductrices et maternelles… et une fois sur deux d’un conjoint ! Le divorce, voire le veuvage étant passé par là, nombreuses sont les quinca, ou mieux, les « sexygénères » qui, malgré la solitude parfois un peu pesante, ne comptent pas revenir à la vie à deux. Faut dire aussi que jusqu’à là, elles se faisaient traiter de vieilles peaux ou de « mal baisées »… Rétorquons déjà : à qui la faute ? Car les hommes sur le marché du même âge, ils n’en veulent pas toujours de la ménopausée. Mais à regarder de plus près, sont-ils si bien carrossés ces mecs de plus de 60 ans ?

Car les femmes ont avancé, évolué, se sont interrogées au fil des ans, des saignements et des maternités : en un demi-siècle bien tassé, elles se connaissent mieux que jamais. Elles réalisent en regardant les photos de leur jeunesse qu’elles étaient jolies et avaient bien des atouts pour réussir, et qu’elles n’en ont pas profité pour la plupart. Alors se retrouver à faire des galipettes alors que la souplesse des 20 ans est partie depuis bien longtemps, elles estiment avoir mieux à faire et qu’enfin elles peuvent s’épanouir autrement. C’est ce qu’on appelle la métacognition : on se connaît mieux intellectuellement et socialement et on sait parfaitement vers qui on a envie d’aller… ou surtout pas d’aller. Alors exit les andropausés qui s’ignorent ! Car faut pas croire, mais les hommes ils ont leur « ménopause » aussi.

Elle commencerait même à leur trentaine alors que les filles battent leur plein, bourrées des hormones de reproduction qu’elles ont pour faire des bébés. Les garçons sont régis par la testostérone qui se fait donc la malle assez rapidement pour faire des mâles à la soixantaine penchant un peu plus vers leur côté féminin. Notons qu’ils le connaissent peu car ils l’ont rarement travaillé (je parle ici du développement personnel… tous les profs de yoga ou les psy de tout poil vous diront que leur salle d’attente est en majorité féminine).

Les seins qui poussent, la libido qui chute avec les petits troubles érectiles, la perte des cheveux et de la musculature, et même les bouffées de chaleur : y’a pas à dire, y’a des symptômes communs avec les ménagères de plus de 50 ans ! Mais le plus fort serait à 60 ans une association de fatigue et de dépression qui se traduit souvent par des troubles de la concentration, de l’humeur et une irritabilité… souvent déjà bien connue dès lors que les choses ne vont pas dans leur sens. Donc qui est le plus pénible à vivre dans tout ça ? Qui part le plus en déconfiture en fin de compte ?

Pour femmes et hommes, à la ménopause, le corps change comme leur âme se met à jour. Et si comme Sophie Fontanel, on disait que prendre de l’âge ne signifie pas vieillir ? Et qu’il s’agit alors de trouver la capitale de la douceur plutôt que courir après des performances qu’on ne peut plus assumer ? Si les hommes sur le marché de « disons demain » (le site de rencontre des plus de 50 ans – ndlr) cherchent encore des femmes d’une dizaine d’années de moins qu’eux, les femmes craignent de ne plus plaire. Mais ce n’est pas le problème, la question est plutôt de se demander « à qui plaire ? ». Si c’est pour se rabattre sur un bellâtre avec les signes avérés de l’andropause, on repassera peut-être pour la rencontre.

Ma belle-mère martelait que le principal n’était plus de plaire mais surtout de ne pas déplaire. Et comme les mamys se bichonnent, prennent soin d’elles, elles ne visent plus les papys gâteaux car à une lettre près c’est gâteux.

– Andropausé toi-même ! C’est pas mal comme réplique pour une vielle rombière qui ne l’est que parce que l’insultant est encore pire qu’elle n’est-ce pas ?

Une réflexion au sujet de « Ciel, un andropausé ! »

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