Est-ce que je mange écolo ? Épisode 1

J’ai l’impression d’avoir grandi avec Jamy et que ses émissions scientifiques m’ont toujours accompagnée. C’est vraiment intéressant que d’avoir cette vulgarisation mais j’avoue que j’ai toujours eu du mal à suivre jusqu’au bout ses exposés. Il a beau être pédagogue, décidément je manque d’appétence pour ses sujets. Pourtant, récemment il en fût autrement. Diffusé sur France 3 le 19 janvier dernier, j’ai regardé avec appétit « Le Monde de Jamy ».

Photo de Nadi Lindsay sur Pexels.com

Le thème de l’émission était de regarder notre alimentation par rapport à l’écologie avec force d’informations scientifiquement mesurées à l’appui. Était-ce parce que c’est un thème qui me tient à cœur ? Toujours est-il que je me suis régalée malgré la somme de chiffres qui auraient pu en ennuyer plus d’un. Et puis j’ai retrouvé des éléments que nous partageons déjà dans ce blog. Alors pour celles qui n’auraient pas vu notre sympathique commentateur se mettre à l’intérieur d’une carotte pour mieux nous faire comprendre ses vertus, ou pour ceux qui ne comptent pas regarder le replay, voici quelques données bien utiles pour progresser rapidement.

Comment évoluer vers des contenus d’assiette plus respectueux de l’environnement sans gros effort ?

D’abord, faire le point sur sa consommation de viande. Nous mangeons encore 450 g de viande rouge/personne/semaine malgré sa diminution depuis la crise de la vache folle. Plus les autres viandes et la charcuterie. Or derrière la viande, c’est la plupart du temps de l’élevage intensif : consommation d’eau, intrants chimiques, augmentation du cheptel qui crée le gaz à effet de serre méthane, souffrance animale, etc. Mon malheur de petite fille à ne pas pouvoir avaler le rosbeef durement gagné par mes parents se transforme en don du ciel aujourd’hui. Car c’est très rare que je mange de la viande rouge et l’un des principes à la maison est que le dîner ne comprend jamais de viande ou poisson. Ainsi, sans y prêter attention, nous avons un fort impact sur l’environnement.

Or la viande peut être remplacée par d’autres protéines comme les produits laitiers, les œufs, le poisson et surtout les légumineuses quasiment abandonnées sur les tables familiales. Bon d’accord, on craint « les vents » diraient nos cousins québécois… Là encore, je ne sais pas si c’est une question de cuisson ou d’intestins, mais mon régime comprenant régulièrement lentilles, pois chiches, haricots, fèves et autres allumeurs potentiels de pétarades, ne m’a jamais fait de trop de mauvais coups sur ce plan là. Promis, on va vous transmettre encore plus souvent des recettes incluant ces super aliments. Car dans 100 g de légumineuses, on a plus de protéines que dans 100 g de viande. Il y a juste le truc à connaître pour les optimiser : associées à des féculents, elles sont équivalentes nutritionnellement à un steak.

Revenons sur le poisson, lui aussi ayant impact conséquent sur l’environnement. La pêche industrielle épuise les ressources, d’autant plus que nous ne varions pas assez les espèces dans nos achats. Le saumon et le cabillaud ont trop de succès… Et si l’on se rabat sur l’élevage, la pisciculture est loin d’être l’eau claire d’un lac où l’on pêcherait à la ligne. Fermes aquatiques de l’autre bout du monde, nourriture à base de protéines (que l’on aurait pu manger directement car ce sont des petits poissons !) pour refaire des protéines. Sans compter la pollution globale des eaux qui vous font manger du mercure et du plastique à travers nos chers poissons. Ah vite, une bonne morue salée de mon enfance qui respectait la saisonnalité de l’animal : c’est pour ça qu’on le conservait ainsi, on le pêchait juste au bon moment mais on pouvait en manger toute l’année. Bon là, c’est mon voisin qui va me dire qu’il n’a pas envie de la manger avec moi malgré l’invitation olfactive dans l’escaler. Y’a pas, dès qu’on veut remettre un peu d’écologie dans son assiette, ça dérange ! Allez, rabattons-nous sur une boîte de sardines qui a moins d’odeur mais qui crée cependant de l’emballage. Avec tous ces constats réactivons « le jour du poisson » : le compromis est d’en avoir deux par semaine, c’est le poissonnier qui va être content. Et pensons aux crustacés comme les moules que le reportage nous conseillait.

C’est simple comme bonjour : réduire un peu, réajuster et réorganiser son assiette par rapport à la viande peut avoir un effet grandiose sur le monde. Jamy nous a donné un truc imparable pour aider à connaître nos besoins en protéines. Il suffit de prendre notre poids et de le multiplier par 0,83 : le résultat nous donne les grammes journaliers nécessaires. Si en plus de ça, on choisit du porc ou du poulet, dont la production est au moins cinq fois moins émissive en gaz à effet de serre que celle d’un bœuf, c’est sûr, la cuisse de dinde va nous faire au moins deux jours.

Et surtout, protéger l’environnement grâce à ce que nous mangeons, c’est bon pour la santé, la viande et la charcuterie étant réputées potentiellement vectrices de maladies dégénératives. Et nous faisons des économies ! Suite à l’épisode 2 pour qu’confirmer l y a tout bon à adopter l’assiette écolo.

2 réflexions au sujet de « Est-ce que je mange écolo ? Épisode 1 »

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