« le » raclette (Confinement épisode 17)

Dans nos courses de la semaine, nous avions pris de quoi faire une raclette. Çà tombe parfaitement bien pour un jour gris et froid, et c’est avec plaisir que nous avons ressorti les poêlons. Le hasard a fait que ce jour, dans mon tas de revues, qui baisse avec le confinement, j’ai trouvé un article sur « les petits secrets de la raclette (Çà m’intéresse n° 456 de février 2019). Et j’en ai appris sur ce plat, devenu irrésistible pour beaucoup, et pourtant initialement bien simple et réservé aux pauvres bergers.

La raclette fromage

Ainsi, chaque année, nous consommons de plus en plus de fromage à raclette, et sortons nos appareils, dont six foyers sur dix sont pourvus, 2,5 fois par an. Il y a encore de la marge pour que cela nous fasse grossir ! Et puis, comme dans tout, il s’agit de rester raisonnable : alors la raclette devient le plat unique par excellence, avec les petits trucs appliqués chez nous pour garder la ligne en ces temps peu actifs :

  • On la consomme au déjeuner pour que le corps ait le temps de la dépenser,
  • On assure une entrée de verdure avant (mâche en l’occurrence), pour ne pas se jeter sur le plat consistant en ayant faim et le vendre vide,
  • On met un poêlon à la fois et par personne sous le grill : ainsi, on mange lentement et le cerveau arrive plus vite à satiété. L’idéal serait de remettre son poêlon une fois le contenu du précédent consommé…
  • La charcuterie est variée mais comptée (environ quatre fines tranches diverses par personne),
  • On met des pommes de terre cuite à l’eau (ou à la vapeur) à la taille modeste pour avoir l’impression de manger beaucoup, même en en prenant trois (et toujours une pomme de terre à la fois que l’on pèle au fur et à mesure pour là encore prendre du temps),
  • On a bien sûr sorti le pot de cornichons qui aident à brûler la graisse,
  • Et le repas est terminé : ni fromage (ou quelconque laitage), ni dessert.
  • Et comme généralement la raclette donne soif, on ne se prive pas de boisson chaude l’après-midi.

Voilà notre repas nous a emmenés dans les Aravis, ou plutôt en Suisse, là ou le raclette (oui, on dit au départ « le » et non « la ») serait né. C’est un plat évoqué à partir de 1574 où du fromage serait raclé devant des braises, et peut-être que les lecteurs « d’Heidi » l’ont savouré avec elle dans les alpages suisses (A mettre entre toutes les mains des enfants – les aventures d’Heidi de Johanna Spyri en 1864). Mais notre pays du reblochon a tout de même « l’Indication Géographique Protégée » pour sa production savoyarde : car c’est un fromage un peu similaire, au lait cru, mais affiné bien plus longtemps -et se conservant mieux. Ce label est donc à surveiller pour avoir une « vraie » et bonne raclette, que l’on trouve a priori plutôt chez son fromager. Car en grande distribution sont présentés en grande majorité des fromages réalisés avec du lait pasteurisé. Forcément, le goût est moins authentique, mais les tranches sont de plus en plus agrémentées de saveurs diverses (poivre, épices…). Peu importe, une raclette rassemble tout le monde : les végétariens peuvent se passer de viande, les « sans lactose » du fromage… On n’a pas fini d’en manger tant c’est bon !

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