Voyage au Vietnam : à la découverte d’Hanoï

Asie, destination de mon coeur. Après la Chine et l’Indonésie, il y a un an c’est au Vietnam que j’ai posé ma valise avec ma famille et plus précisément à Hanoï, capitale aux milles visages.

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Hanoï est la capitale dynamique du nord du pays, où se mêlent histoire et modernisme (par exemple, on voit encore les femmes porter de lourds doubles paniers sur leurs épaules et côtoyant la jeunesse armée des derniers smatphones), réserve de la dictature et ouverture au commerce (c’est incroyable les quantités de produits manufacturés que l’on a pu voir partout, prêts à la vente, c’est bien là que sont confectionnés nos habits et objets du quotidien dans notre grande distribution !), ou encore cuisine de rue où l’on mange sur de mini-tabourets et centres commerciaux hyper luxueux fréquentés par les ultra-riches.

Lac Hoan Quiem
Les pourtours du lac Hoan Kiem sont piétonnisés chaque dimanche.

Hanoï s’est construite et reconstruite au gré de son histoire, pas toujours très joyeuse, offrant un paysage aux influences marquées par la Chine et la France. On est bien en Asie, par le climat, les traits des visages et la morphologie des passants, les saveurs, les accents, et pourtant certains coins de la ville ont une organisation et une architecture qui pourraient passer pour des quartiers de France !

Nous étions logés dans le Noble Swan Hôtel au coeur du vieux quartier qui jouxte le lac de Hoan Kiem. Ici chaque ruelle étroite, où se bousculent commerçants, badauds, scooters, vélos et voitures dans un joyeux bordel (traverser une route en restant en vie est un véritable exploit), regroupe un type de commerce : la rue de la confection, la rue des produits ménagers, la rue des poissonniers, etc. Autant de métiers ou de produits à vendre, autant de rues propres à ceux-ci ! Et dans de tous petites échoppes, certaines ressemblent même plus à un couloir de quelques mètres carrés.

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Autant d’échoppes que de rues

Nous avons tout exploré à pied, d’autant plus que chaque dimanche les pourtours du lac deviennent piétons, offrant une balade plus calme que les habitants savourent autant que les touristes. Ces derniers étaient d’ailleurs peu nombreux, sans doute en raison de la période, février attirant plutôt les Occidentaux sur les pistes de ski, si bien que nous n’avons pas eu à souffrir de la foule.

Excursions quotidiennes

A chaque jour son expédition et le gros avantage d’Hanoï c’est qu’on peut faire beaucoup de choses à pieds. Sur une semaine nous n’avons quasiment pas pris de taxi : le bon vieux guide du routard à la main ainsi qu’une carte assez sommaire récupérée à l’hôtel et nous partions à l’aventure. Toutes les rues sont très bien indiquées par des panneaux somme toute assez faciles à lire car c’est notre alphabet qui est utilisé pour l’écriture. Bon, il faut bien lire pour ânonner les syllabes et ne pas confondre nos destinations, mais on s’y fait vite, et à deux, c’est plus facile et rassurant. Et puis, si l’on se perd, l’anglais nous sauve : il a pris la place du français en une génération. Quel dommage que notre langue se soit perdue (certes, l’Indochine a pu laisser de mauvais souvenirs), certains en ont la nostalgie : ainsi, nous avons été interpellés à plusieurs reprises par des anciens qui avaient envie d’échanger quelques mots en français.

Hanoï est une ville très riche culturellement aussi nous ne nous sommes pas ennuyés. Nous revenions un peu fourbus à l’hôtel, mais chaque jour était une découverte, et le budget entrées des monuments et musées est au moins dix fois moins cher que ce à quoi nous sommes habituées chez nous, alors il fallait vraiment en profiter.

Temple de la Littérature d'Hanoï
Le temple de la littérature, un incontournable à visiter

Car nous ne faisons pas chaque année le déplacement : 12 h d’avion environ, et un coût global du voyage nécessitant tout de même de faire de bonnes économies ! Nous avons donc fait les incontournables comme le temple de la littérature, le mausolée d’Hô Chi Minh ou encore la pagode de Tran Quoc ou des musées, et nous aurons sans doute l’occasion de vous partager un article sur le détail de ce que nous avons visité et apprécié découvrir.

Alléchants menus

Si il y a quelque chose que nous avons aimé découvrir c’est bien la nourriture. Nous n’avons eu que très peu de mauvaises surprises pour nos palais délicats et habitués à la gastronomie française, au contraire ! Le Vietnam est un pays riche en saveurs, dont la cuisine fourmille de spécialités toutes plus alléchantes les unes que les autres. Les légumes y ont la part belle, la viande est souvent coupée en tout petits morceaux au milieu du riz, qu’il soit en nouilles ou en grains. Très peu de sucré ou de pâtisseries, sauf celles présentées justement dans les pâtisseries françaises, souvenirs de l’Indochine. Le poisson est très souvent proposé également… bref, un régime qui va bien avec notre posture flexitarienne.

Noms de rue d'Hanoi
Les noms des rues se suivent et se ressemblent mais on se repère facilement grâce à notre alphabet commun

 

Qui n’a jamais entendu parler du Bun Bo (que nous autres incultes Occidentaux appelons à tort Bo Bun), du Pho, du Ban Mhi ou bien des incontournables nems ? Car oui, ces petits rouleaux frits que l’on retrouve partout dans nos restaurants asiatiques sont en réalité made in Vietnam (bon, il faut dire que la Chine a colonisé le pays plus de 1000 ans, alors c’est peut-être aussi l’histoire de la poule et de l’oeuf…).  Autant vous dire qu’au prix d’un repas à Hanoï nous ne nous sommes pas privés et avons testés presques toutes les bonnes adresses indiquées par Le Routard. Mention spéciale à ce petit restaurant qui ne payait pas de mine, voire qui faisait carrément peur (crû local… parfois on craint pour nos intestins !), et dans lequel nous nous sommes régalés de poisson servi sur un réchaud à flammes dans une ambiance très chaleureuse.

Notons enfin que le rythme des repas nous a bien convenu. Au petit déjeuner, vers 9 h, c’était un véritable festin, mixant les apports occidentaux habituellement servis dans les hôtels, et les plats salés vietnamiens (nems, nouilles sautées, riz cantonnais…) : de quoi nous caler pour notre journée de marche. Cela nous suffisait pour attendre le repas du soir, qui se fait vers 18 h, dès lors qu’en route nous avions fait une pause thé ou petit sandwich si vraiment nos calories avaient fondu dans les musées ou le lèche-vitrines.

Ce qui nous a frappé

Le service, la gentillesse et le sentiment de sécurité. Pour l’anecdote, mon père, alors qu’il voulait prendre de l’argent à un distributeur (il y en a partout, de même que des agents de change), a vu sa carte engloutie par la machine. Pris de panique, le voilà qui tape sur le rideau de fer qui fermait : immédiatement, le volet s’est relevé, avec un homme qui ne nous comprenait pas mais voyait bien notre indisposition. Avec force gestes, et en baragouinant un peu d’anglais, nous comprenons qu’il va faire le nécessaire et qu’il faut revenir le lendemain à 8 h. Bien sûr, nous y étions au garde à vous ! Oh miracle, la chef d’agence est arrivée sur son scooter rose, était informée de notre situation et avec la carte d’identité a fait ouvrir la machine. Quelle bonheur que de retrouver cette simplicité, cette confiance, alors que nos banques renâclent à nous distribuer des billets !

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Une ville à plusieurs vitesses de développement

Nous avons aimé ces multiples petits tabourets en plastique bleus sur les trottoirs des échoppes et restaurants : pas de PV pour mauvaise hygiène ici ! Et si vous voyiez l’habileté des cuisinières qui coupent, tranchent, taillent, cuisent ou font frire les produits frais à même le sol, vous aviez l’eau à la bouche…

Enfin, pas de sirène hurlante dans les rues, pas de pique-pocket, ou pire de violence et incivilités, du moins là où nous sommes passés…

Ce qu’on a rapporté

Des doudounes légères et des baskets : les magasins se suivent et se ressemblent à n’en plus contenir ! On les retrouve dans nos boutiques françaises, sous diverses marques connues, au moins dix fois plus cher…

Un peignoir en soie, et quelques foulards car cette matière est omniprésente. Belle, aérienne, fluide, avec des couleurs intenses sans être criardes, c’est facile à rapporter et parfaitement typique. Tout comme les objets en laque ou en bambou, et on fait l’impasse sur le chapeau en feuilles de bananes qui pourtant nous sera peut-être de plus en plus utile pour nous protéger de la canicule. Pour tous les vêtements, il est conseillé d’essayer car les tailles vietnamiennes sont très différentes des nôtres (bien plus petites).

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Vêtements, affiches, vaisselles, prévoyez de la place dans vos valises !

Un poster, reproduction d’une affiche de propagande qui a depuis trouvé sa place sur mon mur de cadres. Il y a beaucoup de boutiques qui proposent ce genre d’affiches de toutes les tailles avec un grand choix de dessins, les artistes du gouvernement ayant été très productifs à l’époque !

Enfin, les friandises à base de cacahuètes ou pâtes de riz ont pris place dans nos valises pour savourer encore un peu plus tard ce beau voyage…

Carnet de voyage au vietnam, hanoi
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2 réflexions au sujet de « Voyage au Vietnam : à la découverte d’Hanoï »

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