Un été chez Emmaüs

D’abord ce fut le « stage ouvrier » de mon neveu : tous les étudiants de grandes écoles doivent en effet avoir une expérience du terrain (pour qu’ils ne disent pas trop de bêtises lorsqu’ils seront manager). Lui, il a choisi Emmaüs car il connaissait déjà le travail à la chaîne pour avoir travaillé en usine de production durant ses vacances. Et il a mis la main dans le cambouis : côtoyer les compagnons sortis de la rue, de la misère ou des pays en guerre, déménager des meubles au 4e étage sans ascenseur sans même un pourboire de ceux qu’il débarrasse, trier et vendre des montagnes d’objets. Pas de doute, nous sommes bien dans une société de consommation, et heureusement, tout ne va pas directement à la poubelle. Ainsi, il a pu constater qu’à coup de 2 euros, le chiffre d’affaires grimpe en flèche et permet à la communauté de vivre. D’autant plus que maintenant, Emmaüs est en ligne !

Economie solidaire chez Emmaüs

Ensuite, cela nous a donné envie de faire place nette à la maison. Quelle joie que mobilier, livres et autres décorations reprennent vie, fassent plaisir à d’autres par un vrai acte d’achat (si, si, c’est important) tout en augmentant la trésorerie de l’insertion. Alors, on a commencé par une petite caisse en se rendant compte qu’il y en aurait encore beaucoup à sortir. Et l’on y prend goût, et vêtement par vêtement chanterait Bénabar, on fait des cartons qui se revendront. Mais le plus fort a été de constater que cet été, notre entrepôt Emmaüs était pris d’assaut, comme s’il y avait cette énergie du tri chez beaucoup. Est-ce le phénomène Marie Kondo qui se propage ? Ou peut être que ce n’est qu’une question de période ?

Bon au-delà de ce que je préconise dans mes cours de feng shui (en bref, le tri par le vide, comme Marie Kondo), notons que nous sommes en année du Cochon -qui a une certaine affinité avec l’intérieur-, mais surtout qui note une fin de cycle en astrologie chinoise : on termine quelque chose, on boucle. Alors dans le concret, on liquide avant le nouveau. Et avec ça, on se fait du bien car s’occuper de sa maison est bon pour le moral.

On fait donc un détour chez Emmaüs pour se délester de ce qui ne nous sert plus et redonner une vie aux choses que l’on a tant chéries. Et il est rare que nous ne partions du hangar sans avoir, nous aussi, succombé à l’achat solidaire : une casquette, un joli cadre et des nouveaux bouquins pour quelques euros bien investis.

Êtes-vous dans cette mouvance de nettoyage et de tri ? Il est encore temps de le faire puisque cela va jusqu’en février 2020 selon le calendrier chinois…

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